*Tous les articles Auto-édition

Fixer le prix de vente de son roman

Vous avez terminé votre roman et êtes fin prêt à vous lancer dans sa commercialisation. Si vous en venez à fixer votre prix de vente, c’est que votre récit n’a pas passé les sélections des maisons d’édition et vous souhaitez donc éditer par vous-même votre livre.

Si vous avez déjà fixé le prix de votre ebook, vous vous êtes déjà posé un certain nombre de questions, notamment sur la marge que vous allez dégager, c’est-à-dire l’argent qui va vous revenir.

Devenir riche avec son ebook

Si vous ne vous êtes pas encore posé toutes ces questions, pas de panique, cet article est là pour ça ! Avant toute chose, sachez que, quel que soit le prix de vente que vous fixerez, vous ne deviendrez pas crésus du jour au lendemain. D’ailleurs écrire dans le seul but de s’enrichir est contre-productif. Comme je l’abordais dans un précédent article, le salaire des écrivains est loin d’être mirobolant.

Une fois cela dit, partons à la découverte de l’une des variables incontournables de votre Mix Marketing : le prix !

Comment fixer le prix

Pour fixer votre prix de vente, vous devez savoir combien vous coûte la production de votre ouvrage, tout inclus. Pour cela, voici tous les postes de coût à prendre en compte :

  • le coût de fabrication du livre papier : faire imprimer son livre, ce n’est pas gratuit. Chaque exemplaire a un coût de production propre qui vous est donné grâce aux devis que vous ferez faire en vous renseignant sur les types d’imprimeurs.
  • la marge prélevée par le diffuseur et le distributeur : que vous passiez par un intermédiaire, en direct via une librairie, via votre site internet, etc. une somme sera prélevée par le distributeur pour faire son travail de distributeur. Celle-ci peut varier. Amazon vous prendra 40 % du prix affiché de votre livre, un libraire pourra vous demander 30 % lors de séances de dédicaces, etc.
  • les frais d’envoi : vous n’êtes pas concerné si votre distributeur s’occupe des envois, dans ce cas les frais de livraison sont à la charge de l’acheteur. En revanche, si vous vendez en direct, vous devrez penser au coût de l’envoi d’un livre papier.

J’arrête ma liste là et vous allez me dire, c’est tout ? Parfait, tout va dans ma poche, car je fais imprimer mes livres et les reçois chez moi et j’assure seul ma distribution. De plus, je livre moi-même, donc j’ai 0 frais d’expédition. Oui, mais non, vous le verrez c’est loin d’être aussi simple. De plus, pour boucler le sujet du prix je voudrais ajouter deux coûts que vous trouverez ci-dessous. En tant qu’autoéditeur vous n’êtes pas sujets à ces coûts, mais vous devez les avoir en tête si vous signez un jour avec une maison d’édition.

  • la marge prélevée par l’éditeur
  • la TVA : vous n’y êtes pas assujetti en tant que microentreprise, et en autoédition, je pense que c’est le choix de régime que vous avez fait.

Enfin, une fois que vous recevez votre « redevance » donc ce que vous touchez réellement en tant qu’auteur, vous vous devez de payer vos impôts. Il faudra donc retirer environ 20 % de votre chiffre d’affaires qui n’ira pas dans votre poche.

Les redevances

Vous l’aurez compris, selon vos choix, vous ne recevrez pas les mêmes redevances de tous vos canaux de distribution.

Pour vous illustrer le gain espéré sur la vente de vos livres, je vais vous prendre un exemple concret.

Un livre papier de 240 pages au format A5 vendu sur Amazon au prix TTC de 14,90 € vous rapportera 4,99 €. Ce même livre vous fera gagner 5,36 € si vous le vendez sur la boutique en ligne BookOnDemand et 3,57 € si vous utilisez la diffusion BookOnDemand et la distribution prévue derrière (librairie, etc.). Ce même livre toujours vous rapportera environ 6,90 € si vous faites imprimer en grande quantité et que vous vous chargez de la livraison par lettre via La Poste.

Vous le constatez facilement, 1 seul prix vous offre plusieurs redevances, c’est la magie de l’autoédition. Vous êtes maître de vos choix et du panachage de celui-ci. À vous de voir si vous préférez gagner davantage en vous investissant personnellement plus (boutique en ligne, envois, etc.).

Pensez également que les redevances indiquées doivent ensuite être soumises à impôts. De plus, je n’ai pas mentionné les frais de publicité et de marketing. Lorsque vous êtes publié en maison d’édition, votre éditeur fait tout ce travail. Quand vous vous autoéditez, soit vous laissez faire vos ventes sans rien faire pour les appuyer, soit vous investissez dans du « marketing ». Cela peut comprendre un site internet (c’est parfois gratuit, mais parfois payant aussi !), de la publicité sur les réseaux sociaux, de la publicité sur Amazon, des flyers, du street marketing, etc. Soit vous connaissez vos frais de fonctionnement et pouvez les déduire mensuellement pour finalement connaître votre bénéfice final, soit vous devez en faire une estimation et vous dire que 10 % du prix de vente de votre livre seront prélevés pour faire votre publicité. Dans ce cas, les redevances annoncées seront bien les bons chiffres, mais en plus de déduire vos impôts, vous devrez également déduire l’investissement engagé (ici le marketing). Vérifiez à la fin du mois que vous êtes dans le positif, il serait dommage de faire tout ce travail pour perdre de l’argent une fois tous les comptes faits.

1 commentaire

Répondre à Demain commence une autre vie en format broché | Anne-Laure Bailey Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *