Avant de commencer, vous l’aurez remarqué, j’ai décidé de me lancer dans la critique cinématographique et télévisuelle. Je le fais à titre personnel et non professionnel. L’idée est de vous dire ce que je pense des films et des séries que j’ai vus, comme une personne lambda. La seule chose, c’est que je m’intéresse à l’écriture, au cas où cela n’était toujours pas clair pour vous. J’apporte donc à mes critiques un œil “littéraire” Ne soyez donc pas surpris si vous voyez à plusieurs reprises que je suis déçue par l’écriture.
Maintenant que cela est dit, passons à la partie qui va nous intéressée ici et qui se concentre donc sur la série Ghosts. Attention lecteurs, je parle ici de la version américaine de la série, car l’originale est britannique et la France a eu la – mauvaise – idée de se lancer sur le créneau.
Voilà, heureusement que j’ai fait un disclaimer en début d’article, parce que je commence déjà à vous donner mon opinion très personnelle, sans filtre !
Ghosts, un pitch simple et efficace
J’ai tout de suite adhéré à la série, dès le premier épisode de la première saison. Et croyez moi, ce n’est pas toujours gagné. J’ai récemment laissé tomber le visionnage de films de Noël (alors que j’adore ça) au bout de 5 minutes chrono pour cause de “ça m’emballe pas du tout”. Donc je suis un public plutôt pénible qui se fait un avis très (trop si vous voulez) vite.
Ici, j’ai instantanément aimé les personnages de Samantha et Jay. Ce sont les deux protagonistes principaux, un couple de new-yorkais qui se retrouve à hériter d’une très belle maison en campagne américaine. Très belle, mais aussi très délabrée.
Le pitch est simple. Samantha hérite d’une maison d’une tante éloignée. Mais elle ne sait pas encore que la maison est hantée et que les fantômes qui l’habitent sont décidés à tenir éloignés les vivants de leur terrain de jeu. Après quelques tentatives pour effrayer Sam et Jay, son conjoint, une mauvaise farce envoie Sam dans les escaliers. À son réveil, Samantha voit les fantômes et peut communiquer avec eux.
Ghosts, des personnages attachants et – presque – normaux
Que ce soit Sam et Jay ou les fantômes, tous les personnages ont une vraie raison d’être là. Si certains fantômes, comme Marie-Jeanne alias Flower, sont à mon sens un peu effacés, d’autres relèvent carrément la série. C’est pour moi le cas du capitaine Isaac Higgintoot, de Henrietta « Hetty » Woodstone ou encore Peter « Pete » Martino.
Tous les fantômes sont morts sur la propriété et sont donc condamnés à y rester pour le restant de leur… mort. Puisqu’on ne peut lus vraiment parler du reste de leurs jours, mais bon, vous m’avez comprise.
J’aime la pluralité des personnalités, entre un cantatrice, un chef scout, un ancien militaire, un viking, une hippie, etc. on ne s’ennuie pas. Le petit plus c’est que toutes ces personnes sont décédées à des périodes historiques différentes, ce qui permet aux scénaristes de jouer avec les anachronismes.
Enfin, Sam et Jay sont des gens “normaux”. Ils ont des problèmes de couple, d’argent, de voisinage et sont tiraillés dans leurs décisions. Bref, on est sur une série “paranormale”, qui reste connectée à la réalité, et ça, ça fait plaisir !
Enfin, j’adhère particulièrement à la création de quiproquos dû au fait que Jay est “aveugle”, dans le sens où il ne voit que les vivants. Et je salue le jeu d’acteurs. Bien que je sois très éloignée de ce milieu, il me semble important de relever la performance des acteurs, Jay et les autres, qui doivent composer avec les regards, la gestuelle et la parole destinée à des personnes qui peuvent ou non interagir avec eux.
Ghosts, une première saison bien écrite
Eh oui, c’est là que je me suis laissée emporter. Je n’ai vu que la première saison de la série, sur Netflix. Depuis, impossible de trouver les autres saisons sur les plateformes auxquelles je suis abonnée. Si vous savez où je peux les trouver, faites moi signe !
Mais de cette première saison, je dois dire que je suis convaincue. Les épisodes sont courts mais “catchy” – comprendre qu’on se laisse embarquer facilement. Chaque personnage est bien caractérisé, avec ses qualités et ses défauts. On se lie facilement à chacun d’entre eux, même à Thor, viking d’un autre siècle à l’hygiène douteuse. Pour moi, cela est dû à la qualité de l’écriture et du travail fait en amont pour que les personnages ressemblent à de vrais personnages de série, dans leur rôle sans être trop stéréotypés.
Pour le reste des saisons ? J’espère encore trouver les épisodes quelque part… Le téléchargement n’étant pour moi pas une option (rapport au fait que la création c’est du travail et que je ne suis pas pour voler les gens), je cherche toujours la plateforme sur laquelle les visionner.
Enfin, faute de pouvoir poursuivre, j’ai testé la version française sur Disney+. Ah ah. Ah ah ah. Voilà je ne sais pas quoi vous dire d’autre mis à part que je n’ai pas du tout adhéré. Si je valide le casting français qui sur papier était prometteur, je déplore que la série soit trop proche de la version américaine et trop clichée. Les personnages créés manquent – à mon sens toujours – de caractérisation. Mais je serais ravie d’en parler dans les commentaires avec vous si vous avez une autre opinion.
Et retrouvez mes autres critiques de Superstore et Chesapeak Shores.