Conseils d’écriture pour bien écrire son roman

Vous avez peut-être lu mon article sur « Comment écrire son premier livre ». J’y donne des conseils pour bien se lancer dans l’écriture, en définissant notamment ses envies, ses objectifs, etc. Voici à présent quelques conseils complémentaires qui vous seront bien utiles pour réaliser votre rêve.

Vous vous êtes enfin lancé dans l’écriture de votre roman, mais voilà, vous êtes en proie aux doutes. Pour garder le cap, je vous propose des actions simples à mettre en place.

Faites des phrases courtes

Quand on commence à écrire, on a tendance à tout vouloir dire dans la même phrase. On se retrouve alors avec des propos alambiqués et peu compréhensibles. Que ce soit pour se donner un style, ou tout simplement parce que vous le faites inconsciemment, arrêtez.

Faites des phrases courtes et simples. Sujet, verbe, complément. Votre phrase doit être claire et lisible. Difficile parfois, car tout se mélange dans votre tête et vous voulez corser un peu la lecture pour que le lecteur soit embarqué dans votre univers. Pour un démarrage, privilégiez la simplicité. Vous pourrez étoffer ensuite.

N’abusez pas des adverbes

Normalement, si vous respectez le point précédent, vous ne devriez pas avoir ce problème. Mais il s’avère que nombre de jeunes auteurs usent et abusent des adverbes.

Pour ceux qui ont séché les cours de français, voici la définition d’un adverbe par Le Larousse :

Mot invariable qui modifie qualitativement ou quantitativement le sens d’un verbe, d’un adjectif, d’un autre adverbe ou d’un nom, ou bien qui sert à affirmer, à nier ou à interroger.

Par exemple, on aura tendance à écrire, « elle parla doucement à son voisin ». On pourrait aussi utiliser la locution adverbiale, « elle parla à voix basse à son voisin ». Sauf que, magie, dans la langue française nous avons environ 60 000 mots. Ce n’est pas moi qui l’affirme, mais c’est une estimation basée sur le nombre de mots dans le dictionnaire. Notez que le Grand Robert en compte environ 100 000.

Bref, plutôt que d’utiliser des adverbes et des locutions adverbiales, on aurait pu dire « elle chuchota à son voisin », « elle susurra à son voisin », « elle murmura à son voisin », etc. Vous l’aurez compris, on aurait pu s’en sortir avec une phrase plus simple.

Vous allez me dire « oui, mais je veux vraiment dire qu’elle le dit à voix basse ». Je ne suis pas là pour juger, je vous dis juste que pour débuter, utiliser un verbe plutôt que des adverbes, c’est plus direct et plus simple à lire.

Variez le vocabulaire

Autant les adverbes c’est non, mais le vocabulaire c’est un GRAND oui. Évitez de toujours utiliser les auxiliaires (être et avoir, pour ceux qui n’écoutaient vraiment rien en cours). Laissez tranquille le verbe « faire » et tous les « il faut ». C’est difficile, j’en conviens. Cependant, votre récit sera bien plus varié et vivant si vous utilisez les 100 000 mots du Grand Robert.

Je ne vous dis pas d’employer des mots anciens ou désuets qui n’auraient rien à voir avec votre roman contemporain. N’alourdissez pas non plus votre histoire avec des pseudosynonymes trouvés derrière les fagots. En revanche, il existe des mots du vocabulaire courant trop peu employés. On va dire « il fait la cuisine », plutôt que « il cuisine » ou « il prépare le dîner » ou encore « il épluche les légumes ». Du moins précis au plus précis, vous avez de quoi proposer à votre lecteur, autre chose que des « il fait » à toutes les sauces.

Alternez dialogues et descriptions

Désolée pour Balzac, Zola et toute la clique, mais des pages et des pages de descriptions c’est… ennuyeux. Pour préserver le lecteur et le garder acteur de votre roman, vous devrez varier les scènes. Un peu d’action, du dialogue, de la description, de l’action à nouveau, des sentiments, une conversation téléphonique, un week-end au ski, une réunion de travail, ne soyez pas monotone.

Donnez du rythme à votre récit pour qu’il prenne vie. Et pour cela, rien de mieux que d’alterner moments calmes et temps forts.

Relisez

J’ai l’impression de radoter comme une petite grand-mère. Notez que j’ai voulu faire une figure de style. Parce qu’il faut aussi arrêter avec les « petits » à toutes les sauces. À moins que ce que vous décriviez ne soit vraiment petit, n’en refourguez pas au lecteur à tout va. « Elle fit une petite présentation », « il escalada une petite montagne », « ils avalèrent un petit bout de pain ». Entre les pléonasmes, le superflu et les mots que l’on pourrait remplacer, c’est un florilège. Si ces phrases ne vous choquent pas, que pensez-vous de : « elle fit une présentation », « il escalada une colline », « ils avalèrent un bout de pain ». Est-ce qu’on dirait pas la même chose, mais en mieux ?

Maintenant que mamie a rajouté une leçon de vie dans son exposé, voici ce que je voulais vraiment vous dire. Relisez-vous. Dès que vous le pouvez. C’est incroyablement casse-pieds de le faire à la fin. Vous avez autre chose à faire, vous voulez célébrer votre victoire, mais non, il faut TOUT relire. Donc non, épargnez votre personne et relisez au fur et à mesure. Vous devrez bien entendu relire tout à la fin, mais ce sera mille fois moins pénible de le faire, croyez-moi.

Et si je ne suis pas d’accord avec ces conseils ?

Si vous souhaitez imposer votre style ou que vous êtes très à l’aise avec l’écriture, vous ne voudrez peut-être pas suivre ces conseils. Vous pouvez vouloir faire des phrases lourdes, pour traduire d’une atmosphère. Vous choisirez peut-être de très longues descriptions pour plonger votre lecteur dans un décor particulier. Sauf que si vous êtes arrivé ici, c’est certainement que vous débutez ou que vous souhaitez vous améliorer. Pour cela, je vous invite à suivre les conseils de cette page pour venir à bout de votre projet. Vous aurez tout le loisir de rajouter des adverbes et des descriptions a posteriori.

Vous avez toujours envie d’écrire votre livre ? De nombreux articles sont disponibles sur mon blog pour vous aider à vous lancer.

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