Projet Voltaire : mon avis

Vous avez peut-être déjà entendu parler du Projet Voltaire. Dans certaines formations, passer la certification Voltaire est devenu obligatoire. Ou alors vous êtes tombé dessus un jour par hasard en cherchant à vous améliorer en orthographe.

Qu’importe la raison ou les raisons qui vous poussent à vous questionner sur le Projet Voltaire, ce que vous voulez, c’est en savoir plus !

Petit tour d’horizon des avantages et inconvénients de la méthode

Avant tout chose, comme c’est toujours le cas ici, je vous parle de mon expérience. Mon expérience à moi et rien qu’à moi. L’idée est que vous ayez quelques informations avant de vous lancer, ou non.

Le Projet Voltaire en quelques mots

Le Projet Voltaire permet aux francophones de se remettre à niveau et se perfectionner sur la langue française. On ne parle pas ici d’un test de langue, mais bien de l’approfondissement du français.

Il se présente sous la forme d’un site web et d’une application sur lesquels vous retrouverez des modules vous permettant de travailler une notion ou des notions au travers d’exercices simples. Quand je dis « simple », je veux dire qu’il s’agit d’exercices de type :

  • Cliquer sur une phrase pour dire où vous voyez une faute
  • Cliquer sur « oui » ou « non » si vous voyez une faute dans la phrase
  • Compléter la phrase avec un mot

Rien de bien compliqué en matière d’informatique donc, c’est à la portée du plus grand nombre.

Ces exercices vous font travailler l’orthographe, la grammaire et le vocabulaire.

Si vous avez envie de faire reconnaître votre travail et le temps passé sur la plateforme, vous pouvez passer le Certificat Voltaire (je vous en parle un peu après).

L’entraînement et le certificat sont des activités payantes. Vous avez quelques modules d’entraînement gratuits, mais ils sont peu nombreux.

Sachez que j’ai eu accès à la plateforme complète en payant et bien avant de lancer ce blog, nous ne sommes pas ici dans le cadre d’un partenariat.

Revoir les basiques et approfondir

Dans la version complète, j’ai bien aimé pouvoir toucher de nombreux points d’orthographe et de grammaire. On vous parle d’accord des auxiliaires, de pluriel des noms composés, d’accord lorsque l’on parle de jours de la semaine, de couleurs, de la différence d’emploi des homonymes, d’utilisation des majuscules, bref on ratisse large.

Certaines règles sont, pour moi, des basiques qu’il est toujours bon de réviser. D’autres sont plus spécifiques et parfois inconnues du « grand public ». Faire ces modules, ça m’a un peu rappelé les cours de français et les exercices où il fallait compléter avec la bonne orthographe : « ces », « ses », « c’est » et « s’est ». J’aimais bien à l’époque, et j’aime toujours.

J’ai eu une prof de français que j’adorais. J’ai notamment appris pendant ses cours des « trucs » que je ressors régulièrement et qui parfois font tiquer mon interlocuteur. Pourtant, elle avait raison !

En plus de réviser des notions, je dois dire que j’ai aussi appris de nouvelles règles. Cela m’aide clairement dans l’écriture. Avant je me posais la question et j’allais voir sur internet. Maintenant je sais pourquoi il faut utiliser le mot dans ce sens et non autrement.

Saviez-vous que dire : « cette information s’avère vraie » est un pléonasme ? En effet le verbe « avérer » veut dire : rendre vrai. En écrivant « s’avérer vrai », c’est comme si vous écriviez « rendre vrai vrai ». Et pire encore, « s’avérer faux » est un non-sens, vous avez compris pourquoi.

Bref, vous pourrez découvrir plus en détail cette règle et des centaines d’autres grâce au Projet Voltaire.

Des fautes que je n’avais jamais vues avant

Jusque là, vous avez compris que j’apprécie la plateforme et qu’elle a vraiment son intérêt. Je dis cela à la fois pour les écrivains en herbe, les confirmés, mais aussi n’importe quelle personne qui souhaite écrire et s’exprimer correctement.

En revanche, j’ai parfois été surprise de la présentation de certaines notions. Par exemple, difficile d’imaginer qu’on approfondit la langue quand on vous demande s’il y a une faute dans « Je regardait ». De même, à force de voir écrit « rénumération » au lieu de « rémunération », on en vient à se dire que c’est peut-être ça l’orthographe… Bien entendu, non et ce n’est pas ce que défend le Projet Voltaire, mais ce sont des fautes que je n’ai jamais faites avant, donc je trouve cela bizarre d’y être exposée.

Une version complète répétitive

Les modules sont simples et variés, mais j’ai parfois trouvé qu’au sein du même module le même type de question était répété trop de fois. « Avenir », versus « à venir » ne me semble pas être une règle compliquée, pas besoin dans mon cas d’y passer trop de temps.

J’aurais donc aimé des modules qui s’adaptent mieux à la personne qui répond. C’est déjà le cas avec la proposition de questions sur les règles que vous maîtrisez le moins au sein du module, mais ça pourrait être un peu plus poussé.

Cependant, j’aime bien que les règles soient rappelées à chaque fois que vous donnez une réponse, qu’elle soit bonne ou mauvaise. Parfois on voit des fautes où il n’y en a pas et on ne voit pas celles que l’on aurait dues voir !

Des modules gratuits pour vous faire une idée

Si vous voulez vous faire une idée de la plateforme et de l’intérêt que vous pourrez y trouver, vous pouvez vous créer gratuitement et facilement un compte. Vous aurez ensuite la possibilité de tester les différentes formules (avec plus ou moins de questions).

C’est très bien pour vous rendre compte de la méthode d’apprentissage. En revanche, les règles les plus intéressantes (à mon sens) sont celles des modules payants.

Un certificat pas toujours nécessaire

Concernant le certificat, je ne le trouve pas nécessaire. J’ai déjà eu des candidats pour des stages qui mettaient en avant leur score au Projet Voltaire. D’une part les recruteurs ne savent pas toujours si le score est considéré comme bon, d’autre part cela ne sert que dans certains métiers. Un candidat qui a 700/1000 est considéré comme ayant un niveau « affaires » d’après le site du Projet Voltaire. Alors que 70 % de bonnes réponses concernant sa langue maternelle ne me paraît pas incroyable. De même, il me paraît un peu léger pour faire de la rédaction web, alors que le candidat maîtrise très certainement 90 % des règles qu’il emploiera au quotidien, les 30 % manquants du test portant sur des notions très pointues.

Conclusions, il vaut mieux investir dans l’apprentissage et les modules de la plateforme plutôt que dans la certification. Sauf bien entendu si ce test est requis pour le poste que vous visez.

Pour tester la plateforme et vous inscrire, c’est par ici : https://www.projet-voltaire.fr/

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