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Top 10 des pires erreurs quand on écrit un livre

Rassurez-vous, vous n’êtes pas le ou la seul(e) à faire des erreurs de débutants. Mais quand ça nous arrive, on a envie de crier au monde entier notre détresse et notre désespoir. Bien que le monde entier ne lise pas ce blog, affrontons ensemble ces épreuves.

1) Ne pas avoir sauvegardé

Le classique. Mais, pourquoi ? Pourquoi ne pas faire « ctrl + S » régulièrement, pourquoi ne pas cliquer sur la disquette, là, en haut à gauche ? Vous ragez parce que vous avez perdu 30 minutes, 1 heure, 2 heures de votre temps et qu’il vous sera impossible de réécrire la même chose que ce vous venez de coucher sur papier.

Pour remédier à cela, on sauvegarde très (voire trop) régulièrement. Point. Pour vous aider, vous pouvez mettre en place une sauvegarde automatique sur Word qui enregistrera votre travail à intervalle régulier.

2) Ne pas avoir fait de copies

Vous ne voulez pas que l’on vous vole votre travail, c’est bien. Cependant, si vous avez eu la bonne idée de sauvegarder régulièrement, cela ne vous servira à rien si vous perdez complètement le fruit de vos efforts. Une panne informatique, un vol de votre précieux ordinateur, l’incendie du serveur sur lequel se trouvait votre fichier, etc. Ce sont des causes réelles, peu fréquentes heureusement, mais de véritables causes d’un énervement maximum. Pourtant, il est très simple d’éviter ce type de mauvaises surprises : sauvegarder votre travail à de multiples endroits.

S’il est probable de se faire voler son PC dans le RER, il est moins probable de se faire voler son PC + de se faire cambrioler son logement + de se faire hacker sa boîte email. Si tout vous arrive en même temps, le destin était contre vous, c’est un fait.

Alors, le plus simple si vous ne voulez pas avoir mille copies de votre œuvre disséminées un peu partout, voici mon conseil.

Chaque fois que vous travaillez sur votre récit, envoyez-vous une copie du résultat par mail. Normalement, vous serez sur un rythme quotidien d’envoi. Vous pouvez en plus sauvegarder toutes les semaines la dernière version de votre œuvre sur un disque dur. S’envoyer un mail prend quelques secondes, faites au moins ça pour vous assurer la tranquillité.

Pour ceux effrayés à l’idée qu’on leur vole leur travail, sachez qu’un mail peut être utilisé comme preuve d’antériorité.

3) Ne pas avoir utilisé les tirets cadratin pour les dialogues

Arg, si cela vous arrive, vous allez vous tirer les cheveux. J’ai mal fait la configuration de mon fichier au début de mon premier récit, résultat, oups, les tirets des dialogues n’étaient pas réglementaire et sachez qu’il est bien plus long de devoir repasser sur votre récit pour tout changer que de bien tout configurer en amont.

Ne choisissez pas le tiret cadratin comme puce, certains vous le conseilleront, mais pas moi ! Optez plutôt pour la configuration d’un raccourci dans Word. Chaque fois que vous taperez deux fois sur la touche du tiret, celui-ci se transformera automatiquement en tiret cadratin. Une minute de configuration pour un résultat professionnel.

Ne pas utiliser le tiret cadratin dans les dialogues est une faute de typographie typique, mais rédhibitoire. Pensez également à régler tous les problèmes de typo que vous pourriez rencontrer comme les espaces fines insécables, les espaces insécables, les règles d’espace avant et après les points doubles ou simples, etc. Un peu de configuration en amont, mais un travail qui reflète la rigueur de l’écrivain ensuite !

4) Manquer de crédibilité

Quand vous écrivez, vous aurez peut-être tendance à imaginer des personnages parfaits, des lieux à couper le souffle. Peut-être sinon voudrez-vous décrire un endroit où vous n’avez jamais mis les pieds ou le goût d’un sandwich que vous n’avez jamais mangé.

Vous allez droit dans le mur des problèmes de crédibilité. Si votre monde est tout rose, tout beau, avec des personnages merveilleux, personne ne se projettera dans votre récit, car même si vous écrivez de la SF, les lecteurs veulent entrer dans une histoire crédible, ce qui ne veut pas dire « réel ». Vous ne pouvez pas inventer un alien à 3 têtes vivant sur la 10e planète de notre système solaire, qui n’a jamais voyagé, mais qui vit tout comme sur la Terre. Si on lit une histoire aussi extravagante, on veut du spectacle. Inversement, vous ne pouvez pas baser votre récit sur des personnages humains vivant sur notre bonne vieille planète et ne pas les faire manger pendant 47 jours d’affilé. Désolée de vous le dire, mais vos chers personnages seraient déjà morts !

De même, vous pouvez baser votre intrigue dans une ville que vous n’avez jamais visitée et qui existe pourtant. Vous voulez envoyer du lourd avec un vol de bijoux dans New York City, parfait. Si vous n’avez pas eu la chance de vous y rendre, bouquinez, inspirez-vous des voyages de vos amis ou de n’importe quel influenceur sur internet, regardez des photos, imprégnez-vous de l’ambiance en regardant des films, en allant à des expos, etc. Vous ne pouvez pas avoir tout vu, mais vous ne pouvez pas non plus construire une histoire réelle dans un environnement que vous ne maîtrisez pas.

5) Ne plus se souvenir du nom d’un personnage

Ne rigolez pas, ça m’est arrivé. Vous écrivez, deux semaines d’affilées et puis vous laissez tomber (se référer au point 10 de ce top), et puis vous y revenez. Sauf qu’entre temps Terry est devenu Tommy parce que votre mémoire vous fait un peu défaut ET (surtout) que vous avez omis le b.a.-ba du bon écrivain : faire un plan et un tableau des personnages !

Allez, il est temps de se rattraper. On se fait un petit tableau avec en entrée les noms et prénoms de vos protagonistes puis vous y ajoutez des détails importants : leur signe distinctif, une anecdote, la composition de leur foyer, leurs défauts, leurs qualités, etc. Un minimum de préparation, et vous n’aurez pas à râler parce que vous ne savez plus si le Mathieu de votre histoire s’écrit avec 1 ou 2 « t ».

6) Réécrire une scène similaire

Vous riez encore, je le vois ! Bien sûr que ça peut arriver. Et je trouve cela d’autant plus facile lorsque vous écrivez des romans légers, « feel good », ou proches de la réalité. Vous voulez montrer que votre personnage est proche du commun des mortels, il fait des choses comme les autres, a une vie ordinaire, bref, un type normal en soi, mais que vous tentez de sauver avec une écriture un peu originale qui rend le tout moins ennuyeux à lire.

Sauf que Maxime, que tous ses amis appellent « Max », et bien il déjeune le midi et au bout de 147 jours d’enquête à Miami, peut-être qu’il vous prendra l’idée de raconter son déjeuner du jour 26 et celui du jour 94. Or, vous ne savez plus ce que vous avez écrit plus tôt, mais comme votre style est votre style, il y a fort à parier que vous écrirez des scènes similaires si elles ne sont là que pour renforcer le côté « humain » de votre homme.

Attention, toutes les scènes de description ou d’actions ordinaires qui viennent servir votre roman doivent vouloir dire quelque chose. Si c’est bien le cas, vous aurez peu de chance d’écrire 2 scènes similaires. En revanche, si vous écrivez sans vraiment vous demander ce que la scène va apporter, il est probable que vous écriviez deux fois la « même » scène.

7) Oublier un détail important

On va enfin savoir qui est le tueur, et vous avez savamment glissé des indices au fil du temps. Le voilà qui s’empare du couteau qu’il a dérobé chez Michel. Et là vous vous dîtes, hein, quoi, Michel ? Mais Michel il est tout gentil et surtout il n’a jamais invité le tueur à prendre le thé. Patatras. Vous avez oublié ce léger détail. Vous vouliez l’écrire ou simplement vous n’aviez pas vu que ça ne tenait pas debout votre histoire.

Faites votre plan, vraiment. Dans celui-ci vous pourrez dire à quel endroit les détails doivent apparaître pour que l’intrigue soit résolue à la fin sans que votre récit soit bancal.

Vous ne devez pas en arriver à être bloqué par ce genre de détails que vous n’avez pas anticipé. Réinsérer une scène au milieu d’un récit peut être compliqué, sauf si vous avez tout simplement oublié d’écrire le passage en question. Alors, préparez bien votre plan en amont pour être sûr que tous les indices aient une raison d’être et qu’ils servent votre intrigue. C’est en faisant votre plan que vous vérifierez également que vous avez bien résolu les intrigues secondaires.

8) Demander à un ami pas fan de lecture de lire votre roman

C’est votre BFF, votre Best Friend Forever, celui sur lequel vous pouvez toujours compter. Depuis le début il est à fond derrière vous pour vous dire à quel point il croit en votre histoire et qu’il est impatient de la lire.

Malheur. Cet ami vous veut vraiment du bien, mais en fait, il n’est pas très lecture tout ça, tout ça. Il pensait qu’il y aurait au moins quelques images auxquelles se raccrocher et puis zut, lui il est plutôt science-fiction alors que votre truc à vous ce sont les romans à l’eau de rose.

Résultat, vous lui avez demandé son avis et il s’est empressé d’accepter avant que vous ne lui remettiez 200 pages Word en Times 11, interligne simple. Recto, verso. Il n’arrive plus à décliner et chaque fois que vous mettez le sujet sur le tapis (toutes les semaines depuis 6 mois) il vous dit « là, j’ai été bien occupé, mais cette semaine ça devrait le faire ». Ça vous met en retard sur vos corrections, ça le met mal à l’aise parce qu’il ne sait pas comment vous dire que vraiment, il n’a pas envie de lire votre prose, même s’il vous adore.

Abrégez ses souffrances et trouvez-vous un autre lecteur. Quelqu’un de volontaire cette fois, qui aime lire, qui aime le genre de votre roman et qui saura être assez impartial et critique pour vous faire avancer.

9) Croire tante Yvette quand elle vous dit que c’est formidable

Non, tante Yvette n’est pas le bon exemple de lecteur impartial. Tante Yvette vous aime et jamais, oh grand jamais, elle ne voudrait vous voir déçu. Elle sait que vous y avez mis tout votre cœur, que vous n’allez plus à la salle de sport depuis déjà 4 mois, que vous avez pris du poids, que vous ne parlez plus à votre sœur qui ne vous comprend pas, alors non, tante Yvette ne vous dira jamais la vérité.

Elle le sait, au fond, que ce n’est pas vous le nouveau Rimbaud. Elle est d’ailleurs ravie que vous ne tourniez pas à l’absinthe. Mais tante Yvette vous dira tout de même que c’est, je cite, « le meilleur roman historique que j’ai lu ! ». Vous êtes un peu gêné parce que c’est une fiction donc vous avez l’impression de vous faire avoir, mais tante Yvette a de solides arguments pour se rattraper « c’est tellement bien écrit qu’on dirait que c’est vraiment arrivé ». Et puis, elle jouera sur la corde sensible, elle vous vantera les mérites de votre récit en vous vantant vous-même. Vous savez qu’on ne parle plus de votre roman, mais vous prenez quand même les compliments : « on savait qu’on avait des artistes dans la famille », « j’ai toujours su que tu avais un don », « comme c’est courageux d’avoir écrit tout ça », « ça a dû te prendre un temps monstrueux, bravo ». Elle ne juge pas la qualité de votre livre, elle voit le travail effectué, et la non-nécessité de vous dire que vous pouvez retravailler 150 heures dessus pour que ce soit vraiment correct.

Tante Yvette vous aime, rappelez-vous cela. Elle n’a aucun intérêt à vous dire que ce n’est pas bien, si ce n’est pour vous déprimer. Elle n’est pas lectrice professionnelle, d’ailleurs elle a bien voulu le lire parce que ça vient de vous, et se brouiller avec sa famille pour si peu, non merci.

10) Laisser tomber au moindre doute

Si vous n’avez pas de tante Yvette qui, à défaut d’être impartiale est très sympa, vous allez peut-être recevoir moult commentaires désobligeants. N’est pas tante Yvette qui veut et puis, au fond, vous avez besoin que l’on vous dise ce qui ne va pas.

Oui, mais voilà, c’est la douzième personne qui vous fait une réflexion du style :

  • quoi, ça fait deux ans que t’es là-dessus ?
  • 200 pages format poche, c’est pas beaucoup
  • ah oui, ma cousine aussi écrit un livre, elle est publiée chez Gallimard, et toi ?
  • encore une histoire romantique à l’eau de rose, les gens ne savent écrire que ça
  • le développement personnel, c’est bullshit, personne n’achètera un livre comme ça
  • tu sais que c’est pas vraiment une carrière, écrivain ?
  • alors ça en est où ton livre ? T’as dépassé le premier chapitre ?
  • les maisons d’édition reconnaissent toujours les bons romans, le tien ne doit pas être terrible si tu n’as pas été sélectionné

Bref, je peux vous en tartiner d’autres sans vous dire si le fond est vrai ou non. L’important c’est qu’à force d’écouter tout le négatif, vous avez l’impression que votre projet ne sert à rien. Et même les professionnels s’y mettent en n’acceptant pas vos écrits.

Que vous en soyez au début, au milieu ou à la fin, quand on n’est plus motivé par ce que l’on écrit (car on n’a pas confiance en soi, les autres nous dépriment, le marché est contre vous, etc.) on s’arrête d’écrire. Or si vous aimez écrire, remotivez-vous. Vous n’avez besoin que de vous pour écrire votre roman. Repensez aux moments où vous vouliez écrire votre livre, remettez-vous dans l’ambiance de l’instant et prenez toutes les bonnes ondes qui vous inspiraient. Vous douterez de nombreuses fois, peut-être tous les 2 000 mots, voire tous les 500 mots. Il n’y a que vous pour vous remettre au travail. Souvenez-vous pourquoi vous écrivez et fixez-vous des objectifs facilement atteignables pour vous rebooster.

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1 commentaire

  1. […] ne savez plus qui est la cousine de qui dans votre propre histoire. D’ailleurs pour éviter ça, on fait un plan quand on écrit, mais ça, je vous l’ai déjà […]

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